Rénovation complète d’un silo vieux de 70 ans… le processus, du budget au revêtement

Le silo, massif, haut de 45 mètres, du producteur de fourrage De Heus Voeders à Maasbracht, marque le paysage. Ses parois couvrent en tout plus de 5 000 m2 (presque la superficie d’un terrain de football !) de béton. Ce bâtiment, qui date des années 50/60 du siècle précédent, commençait à présenter des dégradations, mais sa structure était encore convenable. De Heus Voeders a, par conséquent, fait appel à Batec, une entreprise de rénovation du béton. Nous avons rencontré le chef de projet chez Batec, Ronald Akkermans.

« Marcel Jeurissen, plant manager chez De Heus, nous a demandé de le rencontrer afin d’établir un devis en vue de prolonger la vie de ce bâtiment. En premier lieu, je souhaitais faire effectuer, par des spécialistes, une inspection intégrale de l’édifice au moyen d’une descente en rappel à partir du toit. Mais cet exercice étant onéreux, De Heus m’a demandé d’établir un devis à partir du sol, sans travaux imprévus, c’est-à-dire tout simplement un montant forfaitaire. Pour nous, cela n’est pas sans risque, car si les détériorations sont plus importantes que prévu, il nous est impossible, en tant qu’entreprise certifiée de rénovation du béton, de facturer des coûts supplémentaires. Tout doit donc être fait parfaitement.

Emballer le bâtiment
Le premier gros travail a été de placer les échafaudages. Lorsque vous souhaitez aller si haut, une base solide est indispensable. Nous avons même dû étayer le toit de l’intérieur, car autrement il n’aurait pas pu supporter le poids des échafaudages. L’avantage qu’offre une telle carapace d’échafaudages est qu’elle permet de créer un climat intérieur acceptable, à l’aide de toile d’échafaudage. De la sorte, nous avons pu déjà commencer les travaux en janvier.

Traitement de l’armature
Notamment l’un des côtés de l’édifice était fortement détérioré. L’évacuation des eaux pluviales était rompue, de telle sorte que pendant des années l’eau a pu ruisseler librement le long de la paroi. Le front de carbonatation avait atteint l’armature. Il s’ensuit alors une corrosion de l’armature. Nous avons dû éliminer la moitié de la totalité du béton de certaines colonnes de soutènement pour dénuder l’armature. Nous avons ensuite nettoyé l’armature par grenaillage et l’avons traitée avec du Grouttech Bond 16 comme couche d’adhérence pour le NSM MultiRep R4, un mortier de réparation du béton, qui crée un environnement alcalin autour de l’armature.

Plus de trois kilomètres de fissures
Nous avons effectué le mieux possible une étude de ce qui devait être réalisé. Où se trouvent les fissures, de quel type de fissures s’agit-il ? Sont-elles statiques ou dynamiques ? Une partie des fissures - environ 3,2 km - se sont avérées être des fissures statiques de tassement, datant encore de la phase de construction. Nous avons pu les recouvrir de Carboprotect M de Grouttech, un revêtement élastique de pontage des fissures.

Mortier de béton gunité sec Gunit 304 SX
La réparation des colonnes de soutènement a exigé pas moins de 25 tonnes de mortier de béton à guniter. Étant donné la distance qui devait être parcourue, 110 mètres, nous avons opté pour du mortier de béton sec à projeter. Vous soufflez alors le mortier sec à partir d’un silo par un tuyau vers le haut, et au dernier moment vous ajoutez l’eau.

Guniteurs formés
Le gunitage de mortier de béton est un métier à part, qui exige une grande expérience. Vous devez entendre, sentir et voir ce qui se passe et surveiller très précisément les rapports de mélange. C’est la seule façon de réparer les détériorations profondes et importantes, mais les professionnels capables de le faire sont, hélas, de moins en moins nombreux. Nous estimons qu’il est important de transmettre les connaissances et avons profité de l’occasion pour apprendre le métier du gunitage à quelques jeunes, tout juste diplômés.

Finition avec du CarboProtect P et M
Après avoir achevé tous les travaux de réparation et de nettoyage, nous avons recouvert tout le bâtiment d’un revêtement de finition. Nous avons d’abord appliqué une couche de CarboProtect M, l’apprêt, et enfin une couche de CarboProtect P, une peinture de dispersion de Grouttech, aux propriétés de pontage des fissures et d’inhibition de la carbonatation. Nous avons intégralement procédé par projection, mais non sans avoir auparavant passé tous les coins et recoins à la brosse et au rouleau. Vous devez veiller à appliquer une couche d’épaisseur suffisante, afin de bien obturer les fissures pour que l’eau et le dioxyde de carbone ne puissent pas attaquer le béton.

Collaboration avec Grouttech
En tant qu’expert dans l’entretien du béton, nous disposons d’une connaissance suffisante des produits. Pourtant, pour cette sorte de grands travaux, nous entretenons un contact étroit avec le fournisseur. C’est aussi ce que Grouttech souhaite, afin de garantir une application adéquate de ses produits et assumer sa responsabilité quant à la garantie du travail. Nous sommes une entreprise certifiée, et enregistrons par conséquent chaque action que nous entreprenons et en établissons un rapport précis. Au cours du processus, Michel Duhen de Grouttech est toutefois régulièrement venu nous rendre visite, afin de s’informer de la façon dont nous procédions et de nous prodiguer ses conseils éventuels.

Fierté
Nous réalisons souvent des projets d’envergure, mais il s’agissait ici d’un travail vraiment important. Bien qu’il ait quelque 70 ans, le bâtiment semble neuf aujourd’hui. Et avec les revêtements protecteurs qu’il a reçus, sa solidité et sa résistance aux intempéries n’ont probablement jamais été aussi bonnes. »

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